Par testament du 2 juillet 1864, François-Louis Borel a institué l'Etat de Neuchâtel héritier de ses biens, à charge de les affecter à une oeuvre d'utilité publique désignée par le Grand Conseil.
Aux termes d'un décret du 19 novembre 1873, le Grand Conseil décide de consacrer ces biens à la fondation d'un asile pour l'enfance malheureuse.
Le 17 juin 1876, il arrête que l'asile en question sera établi à Dombresson et charge le Conseil d'Etat de pourvoir à l'acquisition des terrains nécessaires.

L’origine du four à pain a donc la même date que celle des bâtiments de l'orphelinat : 1880.

 

Le four était allumé une ou deux fois par semaine pour faire le pain mais aussi pour chauffer l'eau des douches.

En effet, il y a un réservoir d'eau incorporé à la construction du four. Nous pouvons encore l'utiliser aujourd'hui.

Il a fonctionné ainsi jusqu'en 1955.

Au début des premières années 70, M. Lucien Donzel, l'ancien jardinier de l'orphelinat a loué les locaux pour en faire son atelier de bricolage.

Il était prévu que lorsque les locaux seraient libérés, des appartements seraient réalisés dans ce bâtiment.

Lorsque qu'il a cessé ses activités en ces lieux en 1997, nous avons vu réapparaître le four à pain. Il était caché derrière des planches. Le four était rempli de barres de fer.


Intéressé par les vieilles pierres, le directeur, Jean-Marie Villat, en accord avec la commission de surveillance de la Fondation a envisagé un investissement, afin d’effectuer une remise en état des lieux. Ainsi, ont été crées, recrées ou développés : la salle d’art-thérapie, la salle de psychomotricité, le four à pain, la cuisine, les w-c et la salle annexe.